Nos libertés fondamentales sont-elles menacées ?
Des pans entiers du contrat social et moral qui nous lie à nos élites dirigeantes semblent se désagréger chaque année. Qui peut encore l’ignorer ? Comment ne pas constater que de nombreuses décisions sont prises contre l’intérêt général, et parfois même de manière clairement nuisible à la France et aux Français ? Certains évoquent déjà l’idée d’une nouvelle constitution censée résoudre tous nos maux. Mais rien ne garantit que cette nouvelle constitution soit un gage de liberté. Qui nous dit qu’elle ne pourrait pas, au contraire, dissimuler une dictature sous des airs de renouveau ? La méfiance s’impose. Mais alors, pourquoi en sommes-nous arrivés là ?
Sous le poids de crises successives, trois domaines en particulier illustrent cette fragilité croissante.
Une insécurité persistante
Les faits divers et les rapports officiels le confirment : la sécurité des biens et des personnes se dégrade d’année en année. En 2022, les atteintes aux personnes ont augmenté de 17 % en France par rapport à 2017, selon le ministère de l’Intérieur. Les forces de l’ordre, de plus en plus sollicitées, peinent à endiguer cette montée de la violence, tandis que la justice manque cruellement de moyens pour répondre efficacement aux infractions.
Les faits divers et les rapports officiels le confirment : la sécurité des biens et des personnes se dégrade d’année en année. En 2022, les atteintes aux personnes ont augmenté de 17 % en France par rapport à 2017, selon le ministère de l’Intérieur. Les forces de l’ordre, de plus en plus sollicitées, peinent à endiguer cette montée de la violence, tandis que la justice manque cruellement de moyens pour répondre efficacement aux infractions.
Une protection sociale sous tension
Notre système de santé, longtemps considéré comme un modèle, montre des signes évidents d’essoufflement. Malgré des dépenses publiques atteignant près de 12 % du PIB, l’accès aux soins se complique. La pénurie de médicaments s’aggrave : en 2023, plus de 3 000 traitements ont été en rupture de stock, contre 400 en 2016. Par ailleurs, de nombreux médicaments ne sont plus remboursés, tandis que le déficit de la Sécurité sociale se creuse année après année.
Notre système de santé, longtemps considéré comme un modèle, montre des signes évidents d’essoufflement. Malgré des dépenses publiques atteignant près de 12 % du PIB, l’accès aux soins se complique. La pénurie de médicaments s’aggrave : en 2023, plus de 3 000 traitements ont été en rupture de stock, contre 400 en 2016. Par ailleurs, de nombreux médicaments ne sont plus remboursés, tandis que le déficit de la Sécurité sociale se creuse année après année.
Un système de retraite au bord de l’implosion
Avec un ratio de 1,7 actif pour un retraité en 2023, contre plus de 4 dans les années 1960, le financement des pensions devient un casse-tête. Le recul de l’âge de départ et l’augmentation de la durée de cotisation ne suffisent pas à enrayer le déficit, alimentant ainsi un climat social explosif.
Ces constats illustrent une réalité difficile à ignorer : la promesse républicaine de sécurité et de protection sociale est mise à mal, et avec elle, l’équilibre du contrat social qui unit les citoyens et l’État.
Avec un ratio de 1,7 actif pour un retraité en 2023, contre plus de 4 dans les années 1960, le financement des pensions devient un casse-tête. Le recul de l’âge de départ et l’augmentation de la durée de cotisation ne suffisent pas à enrayer le déficit, alimentant ainsi un climat social explosif.
Ces constats illustrent une réalité difficile à ignorer : la promesse républicaine de sécurité et de protection sociale est mise à mal, et avec elle, l’équilibre du contrat social qui unit les citoyens et l’État.
La France mis à mal depuis plus de quatre décennies
Des décisions à l’encontre de l’intérêt général
Par exemple, depuis plus de 40 ans, la fiscalité française reste complexe et inefficace, malgré le consensus économique en faveur d’un impôt à faible taux mais à assiette large. Des économistes comme Arthur Laffer, Milton Friedman et James Mirrlees ont démontré qu’un système fiscal simplifié générait plus de recettes et réduisait les inégalités. Pourtant, la France multiplie niches fiscales et exonérations, créant injustices et pertes de revenus pour l’État. Entre poids politique, lobbying et court-termisme, aucune réforme d’ampleur n’a été menée. Une simplification fiscale semble inévitable pour restaurer efficacité et justice sociale.
J’y reviendrai plus en détail dans un autre article.
Par exemple, depuis plus de 40 ans, la fiscalité française reste complexe et inefficace, malgré le consensus économique en faveur d’un impôt à faible taux mais à assiette large. Des économistes comme Arthur Laffer, Milton Friedman et James Mirrlees ont démontré qu’un système fiscal simplifié générait plus de recettes et réduisait les inégalités. Pourtant, la France multiplie niches fiscales et exonérations, créant injustices et pertes de revenus pour l’État. Entre poids politique, lobbying et court-termisme, aucune réforme d’ampleur n’a été menée. Une simplification fiscale semble inévitable pour restaurer efficacité et justice sociale.
J’y reviendrai plus en détail dans un autre article.
Des tensions croissantes
Après quatre décennies de réformes souvent contestées, le Président et son gouvernement peinent à imposer de nouvelles mesures. Pourtant, ils persistent. Mais jusqu’à quand ? Les tensions sociales s’intensifient, et il semble improbable que le pays traverse encore des années sans une contestation d’ampleur. Le mouvement des Gilets jaunes, bien que puissant, n’a été qu’un prélude. Sa dynamique s’est brisée, en partie sous l’influence de groupes extrémistes de gauche qui ont détourné son essence initiale. En imposant une idéologie rigide et radicale, ces courants ont étouffé le débat et la diversité des opinions, vidant le mouvement de sa substance. Une dérive qui a, au final, servi les intérêts du gouvernement, lequel n’a eu qu’à laisser la situation s’enliser. Mais la colère demeure. Une simple étincelle pourrait raviver la contestation, et cette fois, les secousses pourraient être bien plus violentes.
Après quatre décennies de réformes souvent contestées, le Président et son gouvernement peinent à imposer de nouvelles mesures. Pourtant, ils persistent. Mais jusqu’à quand ? Les tensions sociales s’intensifient, et il semble improbable que le pays traverse encore des années sans une contestation d’ampleur. Le mouvement des Gilets jaunes, bien que puissant, n’a été qu’un prélude. Sa dynamique s’est brisée, en partie sous l’influence de groupes extrémistes de gauche qui ont détourné son essence initiale. En imposant une idéologie rigide et radicale, ces courants ont étouffé le débat et la diversité des opinions, vidant le mouvement de sa substance. Une dérive qui a, au final, servi les intérêts du gouvernement, lequel n’a eu qu’à laisser la situation s’enliser. Mais la colère demeure. Une simple étincelle pourrait raviver la contestation, et cette fois, les secousses pourraient être bien plus violentes.
Protéger nos libertés
Comment faire le moment venu pour que nos acquis de liberté et de droit de propriété, chèrement obtenus depuis 1789, ne soient pas spoliés par des groupes extrémistes de gauche ou de droite ? Ils tenteront à n’en pas douter d'accaparer tous les mouvements de contestations. De plus, je peux vous le garantir, c’est avec audace et outrecuidance qu’ils s’efforceront d’imposer une nouvelle constitution pour une soi-disant nouvelle république, « plus égalitaire, plus juste et dans l’intérêt du peuple ». Je les entends d’ici. Provenant de mouvements extrémistes, cela ne pourra nous conduire que vers un système totalitaire et autoritaire.
Comment faire le moment venu pour que nos acquis de liberté et de droit de propriété, chèrement obtenus depuis 1789, ne soient pas spoliés par des groupes extrémistes de gauche ou de droite ? Ils tenteront à n’en pas douter d'accaparer tous les mouvements de contestations. De plus, je peux vous le garantir, c’est avec audace et outrecuidance qu’ils s’efforceront d’imposer une nouvelle constitution pour une soi-disant nouvelle république, « plus égalitaire, plus juste et dans l’intérêt du peuple ». Je les entends d’ici. Provenant de mouvements extrémistes, cela ne pourra nous conduire que vers un système totalitaire et autoritaire.
Je prends ma part de responsabilité en agissant et en proposant des solutions
concrètes pour l’avenir de notre République. À travers des analyses et une
réflexion approfondie sur la réforme fiscale et la justice sociale. Mais aussi
un travail de plusieurs années sur la révision de notre Constitution dont l’objectif
est de la renforcer sans la transformer, pour empêcher que des groupes
extrémistes ne la détournent en faveur d’une dictature. Ne croyons pas que cela
n’arrive qu’aux autres.
[ E.L ]